mardi 20 février 2018

Bercail - Rennes

Ça bouge à Rennes ! Oui, énormément, les projets fleurissent et l’actualité gastronomique est palpitante (citons entre autre l’étoile de Julien Lemarié à IMA, Racine l’après Aozen, le Marché A Manger…) et au milieu de toute cette agitation, coule un joli petit bistrot, un endroit où l’on se sent tout de suite chez soi, là, rue Sainte-Mélaine, Bercail est né.
Le festival a passé une matinée en compagnie de Sybille, Greg, et Gaulthier.



En voici le récit.
Sybille et Greg se sont  rencontrés à l’Ecole Ferrandi, en cuisine (avec des prof comme le MOF Benoît Nicolas).
Sybille se souvient d’un stage très formateur au restaurant les Ambassadeurs à l’Hôtel de Crillon puis leurs parcours s’est le vieux Logis à trémolat (* Michelin), le Frenchie Paris II et l’ouverture de Gros à Paris.
En salle il y a Gaulthier, au parcours plutôt atypique, diplômé en géoscience et trouvant le milieu un peu élitiste, il décide d’aller travailler dans un bar où il y apprend toute la chaine.

Voilà pour les présentations !

« Rennes ça peut être cool » c’est en ces termes que Gaulthier parle du futur projet Bercail à ses deux amis. S’en suivent six mois de recherches puis vient le temps des travaux pour une ouverture le 11 juillet. 27 places avec le comptoir, une salle dans les tons verts, bois, très nature, intimiste comme un joli petit cocon où l’on se sent toute de suite bien.

Revenons deux minutes sur l’aventure qui a forgé le caractère et bien au-delà la cuisine de Sybille et Grégoire. Ces deux là sont en effet partis six mois en Asie et leur ouverture sur le monde explique bien des choses.
« On apprend à se connaître vraiment quand on part à deux en mode Routards » au Japon… A Shanghai… Hongkong… Hanoï… les contreforts de L’Himalaya…

Sacs à dos vissés sur les épaules, « nous avons traversé des marchés de dingues, gouté à des cuisines de rue, découvert des fruits de mer et le poivre de Sechouan et au Laos, les thés ».
« Notre plus grande liberté a été de traverser le Vietnam et le Cambodge en moto. On ne savait pas le matin où l’on dormait le soir… Voyage de dingue ! »
« Bien sûr ce périple a beaucoup influencé notre cuisine, surtout celle du midi » Des plats simples efficaces, gouteux, exotiques, renouvelés. Ils se servent de ce qu’ils ont vu et travaillent avec des techniques de la cuisine asiatique mais avec des produits de chez nous.

Voyez donc quelques unes de ces jolies assiettes qui sortent des mains de ces deux jeunes bourrés de talent.
Le foie de lotte, poivrons fermentés et piment doux… extraordinaire ! Doux et terriblement goûteux
Ou les gnocchis de pomme de terre et d’héliantis, noix et tomme de vache.
Notons également la Saint-Jacques de plongée, courge et citron cédrat.
Du coté des desserts, nous avons retenu la pomme et glace au sureau.
Le midi les formules à 17 € et 22 € évoluent sans arrêt. Le soir, plus gastro (et croyez moi, ils savent faire !) à 5 et 7 plats (39€ et 47€).
Fraîcheur dans l’assiette, un grand sens de la créativité, des accords parfois osés, beaucoup de jeunesse.

Et puis il y a les produits et les hommes qui se cachent derrière. Sybille et Greg y attachent une très grande importance. Quel sourcing !
Les pigeons de Paul Renault, les citrons de Baches, la farine bio blé et sarrasin du Moulin de Quincampoix à Rimou, les légumes du Pesnel d’Emile Biardeau avec ses vingt variétés de tomates et ses piments délirants…
Mais encore, les coquilles Saint-Jacques et huîtres de plongée de Laurent Jehanno et enfin le cochon de la Maison Meignan en Mayenne.

Rarement nous avons autant parlé de démarche éco responsable. Pourquoi faire venir des fruits de l’autre côté de la planète ? Ca n’a pas de sens. A part le café et le chocolat, le reste est local.
Certes, ces thèmes sont dans l’air du temps mais on sent chez Sybille, Greg et Gaulthier de vraies convictions appliquées sans relâche.

Gaulthier en salle, a un grand sens de l’accueil et pour magnifier la cuisine de ses deux amis, il se sert de ses connaissance du sol. Quelle influence a le sol sur les vins ? Il cherche à comprendre l’esprit du plat, et trouve ensuite le vin qui s’accorde. « Ma cave est le reflet de mes coups de cœur, je suis dans le ressenti, les sensations ».

C’est pour toutes ces raisons que le Festival de la Gastronomie est très fier d’accueillir toute l’équipe du Bercail qui réalisera une entrée pour le déjeuner du dimanche 3 juin. Merci à eux !

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mercredi 31 janvier 2018

Arthur Péran * - Rackham Restaurant

C’est la première fois que le Festival de la Gastronomie de Quintin part en reportage à Roscoff, dans ce magnifique établissement Le Rackham.

La petite Cité de caractère accueille dans l’une de ses si jolies ruelles, là les pieds dans l’eau, l’un des plus beaux établissements bretons. Du hall d’entrée si lumineux, accueillis par la famille Péran, Hervé, Elise et Arthur, comment ne pas succomber à l’époustouflante vue sur le large, la mer en toile de fond, immense et tellement proche, si proche.


Le Grand Hôtel de la Mer devient l’acquisition d’Hervé et Elise Péran en juin 2014. 37 chambres, la moitié vue sur mer, et l’autre moitié, sur la pittoresque cité. En octobre 2014, le restaurant traditionnel devient Le Rackham, table gastronomique du nom du célèbre pirate.
La consécration arrive en 2016, année de l’obtention de la première étoile Michelin.
De notre entretien avec Hervé Péran, nous nous sommes aperçus que l’ancien banquier d’affaires à l’étranger avait une vraie volonté de changer la façon d’aborder l’hôtellerie. Désireux de créer une entreprise, cet autodidacte dans le métier réfute l’idée du travail uniquement saisonnier. « Ici on travaille toute l’année, le TGV nous rapproche de Paris, alors, mon cheval de bataille, c’est l’annualisation ».

Hervé Péran est un homme de conviction, qui a réfléchi en profondeur à l’approche de ce métier : « en dehors des saisons, créons de l’événement ! Ne raisonner que sur la saison génère du chômage.»
Effectivement avec 15 salariés dans l’hôtel, il est facile d’imaginer que cela demande de la régularité.
L’année 2018 s’annonce meilleure et les objectifs sont clairement fixés. Investissement au niveau de l’hôtel, politique de qualité, maintenir une très grande qualité à notre table, si bien orchestrée par Arthur Péran et son équipe.

Justement nous avons eu la chance d’être accueillis dans les cuisines du Rackham le temps d’un service. En voici le récit : 

Une équipe… Avant tout, une équipe. « Je ne suis rien sans eux », nous confie Arthur.
L’apprentissage d’Arthur Péran, c’est un CAP à Pessac, Le Saint-James à Bouliac, L’Hôtel Amirauté à Brest et un Sunday Roasts à Londres, puis Arthur fait ses armes dans les grandes maisons parisiennes, dont Guy Savoy Aux Bouquinistes, puis dans le 3 étoiles d’Eric Briffard (les bases classiques et techniques chez le premier, la créativité chez le second).C’est sa première expérience dans un 3 macarons et il s’aperçoit que dans ce métier, on laisse sa chance à ceux qui en veulent. En un an, il passe du garde-manger aux viandes et se familiarise avec des techniques traditionnelles telles « la  poularde à la vessie ». Chez Eric Briffard, c’est son expérience la plus aboutie où il se perfectionne avec les cuissons des viandes et sauces.
En mai 2014, c’est la grande aventure Rackham avec six mois devant lui pour créer le nouveau restaurant gastronomique. Trouver les fournisseurs (citons Sten Marc pour les fromages, Bordier pour le beurre, les viviers Beganton, les pigeons de Pornic, Bret’alg, les algues l’Elsa et Alexandre Coléno, entres-autres…)
Et c’est avec son équipe qu’il élabore une carte, fruit de leur imagination, créativité, technique, et expérience.
Parlons-en de l’équipe et quelle équipe !



Il y a Florent Presse, le copain rencontré chez Guy Savoy. Il fait son apprentissage au Pavillon Henry IV, passe chez Guy Savoy, au Barmes de l’Ours Val d’Isère, et au St-Régis Bora Bora Resort.
Au Rackham, Florent est sous-chef, il supervise le garde-manger. L’homme est très créatif et minutieux.  
Romain Guilloux a croisé les chemins de Florent, entre-autres à Val d’Isère, sous-chef également et en charge de la partie chaude le jour de notre passage, la précision des cuissons et l’exactitude sont les deux priorités de ce cuisinier. 
Mais il y a également Thibault, Bac pro à Lannion, Le Castel Beau Site. Au Rackham, il seconde Florent au garde-manger.
Et enfin Antoine Le Garzic, bac pro cuisine et service à la Closerie de St Quay Portrieux. Il arrive en 2015 au Rackham, passe par différents postes, dont celui des desserts qu’il occupe à ce jour.

« Tout le monde a son mot à dire », nous affirme Arthur et c’est dans cet état d’esprit que la carte est conçue, les idées, les connaissances acquises, les recherches personnelles, la créativité et de jolis produits. Ce sont les moteurs de la réussite de cette cuisine soignée.
La cuisine d’Arthur Péran est un subtil mélange de technicité, de cuisson pointue « le nerf de la guerre », de mélange de texture, mais surtout une cuisine généreuse… Oh combien généreuse !
Pendant le service, nous avons constaté l’importance et le temps de dressage (10 à 15 minutes pour certaines entrées).


Grosse organisation bien-sûr, avec un travail de mise en place phénoménale, chacun à son poste pour éviter les erreurs : impressionnant ! Résultat… De magnifiques assiettes qui sortent à l’image de ce homard, demandé en salle, choisi dans le vivier, cuisson juste vapeur 3 minutes, puis rôti au beurre. Il sera accompagné de l’avocat et du pamplemousse, et d’une écume sauce américaine acidulée au xérès.

Ou à l’exemple du ris de veau à la cuisson juste, croustillant pané à l’oignon, orecchiettes au parmesan, accompagné d’un jus de veau servi dans une petite saucière. De l’essence de jus, un concentré magique !
Citons également cette magnifique entrée : le poulpe en tartare et rôti, crab cake et condiments croquants, esthétique et contrastée par des acidités et des rondeurs. Délicieux !

Un petit retour en salle pour saluer le travail de Vincent, cet ancien cuisinier traiteur a été chef de rang en Basse-Normandie. Il intègre l’équipe du Rackham en 2014 et pour avoir eu la chance de la vivre, délivre un service tout en délicatesse et discrétion. Chapeau ! Vincent est parfaitement secondé par Benjamin, Bac Pro service à Arbois (Jura) et un BTS Hôtellerie Restauration.

Enfin bref, vous l’avez compris, c’est l’équipe formidable du Grand Hôtel de la Mer et du Rackham qui nous a séduits. La superbe cuisine d’Arthur Péran est magnifiée par l’équipe salle, l’accueil d’Hervé, Elise et Arthur Péran font le reste.


Pour toutes ces raisons, nous sommes très fiers au Festival de la Gastronomie de Quintin d’accueillir Arthur Péran qui réalisera avec son équipe le plat du repas gastronomique du dimanche 3 juin.

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lundi 22 janvier 2018

Baptiste DENIEUL * - L'Auberge Tiegezh

Le Festival de la Gastronomie a déjà rencontré Baptiste Denieul et nous avions été marqués par le talent de ce jeune cuisinier qui a obtenu sa première étoile en temps record. 

Depuis, une année s’est écoulée, et Baptiste a ajouté à son actualité la présidence de Tables et Saveurs de Bretagne.

Notre entrevue a débuté ainsi, par le récit de cette nomination, confortablement assis dans les fauteuils du salon d’accueil de l’auberge Tiegezh. « Je suis rentré dans l’association, puis au Conseil d’Administration, une fois dans le Bureau je suis élu Président et j’accepte le poste. Cette présidence je la partage avec Noémie Guého. »

Voilà pour les explications, mais maintenant quel est le sens de cette présidence ?

Baptiste a de l’énergie à revendre, beaucoup d’idées, une très grande motivation. Qui peut prétendre si bien connaître les tables étoilées de Bretagne et de France que Baptiste Denieul, lui qui passe une grande partie de ses vacances à visiter les plus belles tables de l’hexagone… On se dit qu’un tel passionné ne peut que développer admirablement bien Tables et Saveurs de Bretagne. « Les gens regardent trop dans le rétroviseur ! C’est de l’avant qu’il faut aller et montrer que les trente deux tables de l’association défendent les valeurs et les couleurs de la gastronomie bretonne ».

L’idée principale du nouveau Président, c’est que l’association soit présente partout, en respectant la différence des chefs, en créant un trophée des jeunes tables, en n’oubliant pas ceux qui ont marqué des grandes tables bretonnes (un Conseil des Sages en quelque sorte).


Et puis, l’association va s’entourer d’un Community Manager et s’apprête à sortir son tout nouveau guide, de très grande qualité nous dit-on, la sortie officielle se déroulera au Quay d’Orsay le 19 mars prochain. Waouhhh ! 

Bravo donc à Monsieur le Président et bon vent ! Nous au festival, nous encourageons sincèrement l’action de Baptiste.

Mais passons de l‘autre côté de la porte à hublot pour une immersion totale dans la toute nouvelle cuisine de l’auberge et partageons avec Baptiste et toute son équipe le temps d’un service.

L’équipe, la brigade, parlons en car c’est bien là une des forces majeure de la Maison. Moyenne d’âge 21 ans, et en salle, c’est pareil, beaucoup d’autodidactes. Ce jour-là il y avait Mickaël, Alice (BP à Brû) créative et technique, Théo en pâtisserie (BP et mention complémentaire à Brû) qui aime le travail du chocolat. Tout ce petit monde sous l’œil bienveillant du second, Maël Duval, que nous connaissons bien au Festival pour ses participations aux concours et repas gastronomiques. Ce jour-là Maël confectionnait de magnifiques pâtes à l’huile de truffes : « j’aime l’état d’esprit très familial de ce lieu » nous confie Maël.

Sous l’œil bienveillant d’un portrait de Bernard Loiseau « cet homme a donné sa vie à la cuisine. Il devrait être dans chaque cuisine », le chef Baptiste Denieul est au pass, il vérifie et dresse les assiettes « c’est un pass ouvert, j’aime que mon équipe participe à l’élaboration des assiettes. Tout le monde dresse ».

Le dressage n’est pas la priorité de Baptiste. On passe au moins 10 minutes à cuisiner chaque plat et seulement une minute à dresser.

« La cuisine… la cuisine… Je veux que les clients soient bluffés par le goût… La cuisine, c’est ma vie ! J’aime cuisiner… Le goût ! Toujours le goût ! »


Dans ces quelques mots redondants au fil de notre entretien, on comprend toute l’approche de ce chef en cuisine, à l’image de ce grand voyage en terre bretonne où la galette saucisses est revisitée, ou de cette superbe brioche chaude à la truffe… Waouhhh ! Juste magnifique.

Les cartes du restaurant sont changées toutes les quatre semaines. En salle, Marion manage trois collaborateurs, a repris la carte des vins en collaboration avec le sommelier Christian Lambert, et a perfectionné la réservation en ligne et les bons cadeaux. 



Tiegezh ! Oui décidément c’est bien une grande famille qui œuvre aux destinées de cette jolie auberge. Famille, jeunesse, bonne humeur et magnifique cuisine.. ; Voici à notre sens ce qui fonde les valeurs de l’auberge Tiegezh. Et voici pourquoi, nous au Festival de la gastronomie de Quintin, nous sommes fiers de recevoir Baptiste Denieul pour la seconde fois lors d’une démonstration en public le dimanche 3 juin 2018.


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mardi 16 janvier 2018

Pièr-Marie LE MOIGNO


Atelier conté de Lucien Gourong et rencontre avec le pâtissier Pièr-Marie Le Moigno.

C’est par l’intermédiaire de Lucien GOURONG que le Festival a rencontré Pièr-Marie Le Moigno. Voici le récit en deux temps de cette jolie découverte au pays de Lorient, fief de ce jeune pâtissier de génie. Confortablement installé dans les fauteuils rubis de la médiathèque Passe Ouest de Ploemeur, nous sommes invités à suivre l’atelier animé de Lucien Gourong et de son invité Pièr-Marie Le Moigno. Une centaine de personnes ont répondu à l’invitation dont Jean-Paul Abadie (Amphitryon ** à Lorient).
La salle est pleine à craquer, à l’écoute, prête à boire et à manger les mots de Monsieur Gourong. Un petit exposé historique où l’on nous explique que le terme « Dessert » vient du fait qu’il était présenté après que la table soit desservie. « On mangeait sucré il y a 8 000 ans » entonne Lucien et nous expose avec une jolie histoire dont lui-seul a le secret, la découverte du miel, qui est à l’origine de tous les desserts… Les Egyptiens mais également les Arabes. L’invention du dessert, au sens moderne, se produit au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles grâce au travail de François Massialot. L’explosion de la cuisine et de la pâtisserie se fera sous l’impulsion d’Antonin Carème au XIXe siècle.
Puis vient le moment de la présentation de l’invité, Pièr-Marie Le Moigno, à la façon d’une table ronde, ou café littéraire. Né à Rochefort, et au hasard d’une affectation paternelle, il arrive à Lorient à l’âge d’1 an. Baccalauréat en poche, c’est l’Ecole hôtelière de Dinard, des stages chez Michel Trama ***, un passage dans l’excellent Ecole Ferrandi et rejoint Yannick Alleno à l’Hôtel Meurice (pâtissière Camille Lesecq), un poste de Chef pâtissier au Hyatt Paris Vendôme auprès de Jean-Francois Rouquette.
C’est en 2014 que Pièr-Marie et Gaëlle ouvrent les portes de leur pâtisserie à Lorient. « Du palace à la boutique » voici une bien jolie définition du parcours de ce jeune et talentueux pâtissier breton. Pièr-Marie ne travaille qu’avec des produits frais et de proximité dès que cela lui est possible. « Ce sont bien deux métiers différents que d’être pâtissier-boutique et chef pâtissier d’un restaurant… mon parcours c’est une force. Je cherche à faire découvrir des nouveaux produits à mes clients ». Et Lucien de conclure en présentant la collection de gâteaux au public : « On mange autant avec les yeux que la bouche ! ». L’atelier conté se termine bien évidemment par une démonstration et la réalisation d’un « croc’caramel » composé d’un biscuit pâte sablée, un crémeux caramel et fève de Tonka, un caramel à la fleur de Guérande et chocolat grand cru Ghana et noisette du Piémont. On l’a compris, Pièr-Marie Le Moigno est un pâtissier technique, pâtissier-cuisinier qui assaisonne ses desserts, par exemple avec du citron vert. C’est son travail en restauration qui explique cette approche. De très jolies manières, Lucien conclut l’atelier conté en ces mots :

« Le Prince épousera la femme qui cuisinera le plus joli des gâteaux. A la façon de Cendrillon, une sœur du Royaume présentera au Prince la plus belle des douceurs sucrées. Ils se marièrent, firent le tour de la terre. La recette resta secrète jusqu’à ce qu’un jeune pâtissier de Lorient retrouve la recette… Devinez qui... » Trois semaines plus tard, le Festival a répondu à l’invitation de Pièr-Marie Le Moigno qui présentait en sa boutique sa collection de bûches de Noël. Après un accueil chaleureux par toute l’équipe, nous avons pu gouter aux créations du jeune pâtissier :
- Fraiche et équilibrée Zeste de mandarine (crème mousseuse de brebis, crémeux mandarine)
- Intense et fondante Eclats de mendiants (mousse chocolat noir grand cru, sablé)
- Exotique et surprenante Fleur de goyave (crémeux goyave, parfum citronnelle)
- Douce et croquante Queue de poire (confit de poire, mangue et citron vert)




De très jolis produits sélectionnés avec soin font la réussite gustative de ces quatre créations très différentes mais oh combien complémentaires. C’est pour toutes ces raisons que le Festival de la Gastronomie de Quintin est heureux d’accueillir pour la première fois Pièr-Marie Le Moigno qui réalisera le dessert du dîner du samedi soir 2 juin.  

Bienvenue donc à Pièr-Marie Le Moigno et toute son équipe sur le Festival !

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mercredi 7 juin 2017

Sylvain Herviaux - M.O.F Boulangerie

Une nouvelle fois Sylvain Herviaux a accepté une collaboration avec le Festival de la Gastronomie de Quintin. Sylvain est un homme fidèle, entier, défendant ardemment les valeurs de la gastronomie.
Il a accepté pour notre plus gtrand plaisir de parrainer le 5ème Festival de la Gastronomie. Merci à lui.
Sylvain Herviaux, fils et petit-fils de boulanger, originaire de Boisgervilly est un homme de défis et de titres. Voyez plutôt ...
En 1999 il est Meilleur Boulanger de France.
En 2001 il remporte le prix du Président de la République (vase de Sèvres)
En 2003, en catégorie viennoiserie il est sacré champion d'Europe de boulangerie.
Et en 2011, comme une consécration après un entrainement de fou, il devient Meilleur Ouvrier de France en Boulangerie (Sylvain Herviaux MOF)
En 2013, il est consacré entraîneur de l'équipe vainqueur du Mondial du Pain....
Quel parcours !! Et avec quel panache !! Mais nous ne nous y trompons pas, Sylvain est resté quelqu'un de simple avec de vraies valeurs, citons en exemple son implication dans la transmission aux plus jeunes (son travail de professeur au C.F.A de Ploufragan)
Aujourd'hui, Sylvain est Commissaire Départemental M.O.F (dont les inscriptions viennent de se clôturer au 31 Mai). Il a 2 rôles : le premier est de contrôler que les participants dans tous les corps de métier (232 au total) s'entraînent dans des conditions "honnêtes" sur le sujet du concours. Le deuxième est un rôle d'accompagnement en animant des sessions regroupant plusieurs concurrents sur des thèmes tels que la maîtrise de soi, les problèmes logistiques, .....

Sur cette 5ème édition, Sylvain sera membre du jury du concours amateur, réalisera les pains pour les 2 repas gastronomiques et animera une démonstration le Samedi 10 Juin à 14h30 ....

Encore une fois un grand merci à notre parrain pour son investissement


mardi 6 juin 2017

Gwenaêl Lavigne - Ô Saveurs Restaurant

Cette année encore le Festival de la Gastronomie de Quintin est heureux d'accueillir Gwenael Lavigne.

Gwenaël c'est Ô saveurs restaurant depuis 2007, où il réalise une cuisine décontractée, moderne, dynamique et précise. 











Mais depuis quelque temps c'est aussi Platô Margot : un service de Traiteur d'Entreprise qui peut vous fournir une gamme de prestations allant du café d'accueil au cocktail, en passant par les plateaux repas midi (à partir de 2), qui peuvent même vous être livrés par un coursier à vélo (Véloman Coursier), gastronomie et écologie.



Merci encore à Gwenael pour sa présence à ce 5ème Festival de la Gastronomie pour une démonstration le dimanche 11 juin à 15h30 #fdlg2017 #gastronomie #saintbrieuc #traiteur


lundi 5 juin 2017

Concours Amateur 2017


Ça y est, ils sont là, ils sont prêts. Les candidats du #concoursamateur. Soyez nombreux à venir les soutenir et les encourager face à notre jury dès samedi matin à partir de 10H00 #fdlg2017 #gastronomie avec Yves Cuisinier, Emmanuel Gauthier, Antoine Delage, Mathis Guillou, Jennie Malandrain et Dominique Cabel.
Le jury aussi est dans les starting blocks avec en premier lieu son président Mr Patrice Caillault, épaulé par nos parrains Mrs Sylvain Herviaux et Michel Hellio, le vice-président de l'association Mr Laurent Bacquer, Mr Serge Arboli, Mr Pierrick Peroux (LDC) et Mme Solange de Bagneux (Château de Quintin)


samedi 3 juin 2017

Samira Elmir - Pastilla Tempura

"De la Baie de ST-Brieuc on découvre le Monde" - Pastilla Tempura

Autant le dire dès à présent, nous au Festival de la Gastronomie, on adore Samira Elmir - généreuse, souriante, conviviale et sacrément professionnelle - toutes les valeurs défendues par le festival.

Nous avions déjà rencontré Samira dans son autre adresse à Cesson, lieu qui lui sert de laboratoire. Depuis quelque temps elle a posé ses valises de troubadours du voyage, de découvreuse de Saveurs du Monde et s'est installée dans la galerie des Champs.

"L'artisan au milieu des géants", a su faire sa place dans ce lieu de passage briochin. Dans son nouvel espace, plus grand, plus beau, Samira voit passer du monde, c'est d'ailleurs ce qu'elle préfère, le partage, le conseil, l'accompagnement. Être entre les mains de Samira, c'est l'assurance de faire un formidable voyage de saveurs.

Ce "salon de thé atypique", propose bien évidemment des thés - citons celui dénommé joliment "une journée à Stockholm" (rooibos, rose, orange, cannelle) ou le thé "Bonne Humeur" (saveur exotique, vanille), tellement à son image !

Evidemment chez Samira tout est fait "maison", les gâteaux aux saveurs orientales sont disposés dans des plats, prêts à être partagés, un peu comme chez nos grand-mères - citons par exemple le gâteau à l'ananas malganche. Régulièrement elle fabrique du Lassi indien à base de yaourt, de lait, de mangue et de vanille de Papouasie, ou bien et nous l'avons goûté une infusion de fève de cacao de Madagascar - puissant au nez, subtil en bouche .... délicieuxxx

Dans son échoppe, on y trouve également des biscuits maison, des salades du monde fraîches en grandes verrines, un coin apéritif, des condiments et des épices en vrac. Bien sûr des épices, et il y en a, beaucoup même, Samira a d'ailleurs comme projet de réaliser des assemblages maison en fonction des demandes.


Pour toutes ces rasions, nous sommes ravis d'accueillir Samira Elmir pour la 2ème année. Elle animera un atelier "Voyages et Epices" le dimanche 11 juin de 16H30 à 18H00 

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Crédits Photos : © Guillaume Maurin

vendredi 2 juin 2017

Ilham Moudnib - I.M Pastry Consultant

Le public quintinais venu sur le Festival de la Gastronomie de Quintin l'année dernière n'a pas oublié le joli sourire, la bonne humeur et l'engagement professionnel d'Ilham Moudnib.

Et bien qu'on se le dise, encore cette année la jeune marocaine va démontrer l'ampleur de sont talent de pâtissière.

Le parcours d'Ilham c'est au départ le conservatoire de danse ... Ahh !!
Puis elle est "castée" par la production de Masterchef où elle finira dans le TOP 10, la rencontre avec Yves Camdeborde marquera son esprit. Et puis parce qu'Ilham aime les défis, en 2012 elle obtient son C.A.P Pâtisserie en candidat libre. En Alsace c'est alors l'ouverture de son officine "Fairy Cak Shop".

Elle rencontre Sylvain Herviaux (M.O.F), parrain du festival, et arrive donc dans nos contrées bretonnes. Un passage chez Olivier Bellin en pâtisserie.

L'actualité d'Ilham c'est le consulting (I.M Pastry Consultant).
Forte de son expérience dans de nombreux domaines (hôtellerie de luxe, restauration, pâtisserie de boutique, traiteur), Ilham propose une prestation sur mesure selon les besoins et les contraintes de ses clients : Évaluation des besoins, Formation et ateliers de perfectionnement sur-mesure, Réalisation d'événements culinaires, création de produits, cartes/innovations, Optimisation du temps de production, Formation du personnel, Stage, Suivi qualité sont ses nombreux domaines d'intervention.














Ilham anime également des stages (Entremets et petits gâteaux, Desserts à l’assiette, Tartes, Macarons, Cake Design, .....)

Le Festival de la Gastronomie est très fier d'accueillir à nouveau Ilham qui animera 2 très jolis ateliers : 1 atelier adulte "C'est pas de la tarte", création d'une tarte comme un joli petit jardin le Samedi 10 juin à 10H30 (il restes encore des places !), et 1 atelier pour les enfants "Les Cupcakes, c'est un jeu d'enfant", le dimanche 11 juin à 14 heures. Merci à elle.